Notre démarche
Pourquoi ToPill existe
L’information sur les médicaments est publique. Plusieurs organismes la produisent et la publient : l’ANSM, la Haute Autorité de Santé, l’Agence européenne des médicaments. En théorie, tout est déjà là.
En pratique, elle est presque introuvable. Éparpillée entre plusieurs bases, écrite dans une langue technique, et rarement disponible au moment où l’on en a besoin — c’est-à-dire devant sa boîte, avec une question simple en tête.
Cette inaccessibilité a un coût, et on l’a mesuré pendant l’épidémie de Covid : beaucoup de gens ne comprenaient pas en quoi ce qu’on leur proposait pouvait les aider. Quand on ne comprend pas ce que l’on prend, on finit par douter de tout — et par se tourner vers des solutions inefficaces, parfois dangereuses.
Je ne leur donne pas tort. Il est difficile de faire confiance quand on a le sentiment qu’on cherche à vous vendre un produit plutôt qu’à vous soigner. J’ai vu, affichée dans une pharmacie, la vente d’un « vaccin homéopathique contre la grippe ». Ce n’est ni un vaccin, ni efficace contre la grippe.
Et à l’inverse, des médicaments que presque tout le monde a dans son armoire, dont personne ne se méfie et qui jouissent d’une excellente réputation, ont une évaluation officielle bien plus basse qu’on ne l’imagine, pour des risques qui ne sont pas négligeables.
Dans les deux cas, l’information existait. Elle n’était simplement pas là où les gens la cherchent.
Ce que j’ai voulu faire
Beaucoup de personnes ont pris l’habitude de scanner ce qu’elles mangent avant de l’acheter. Presque personne ne le fait pour ce qu’elle avale en sortant de la pharmacie, alors que l’enjeu est plus direct encore.
ToPill reprend ce geste et l’applique aux médicaments. Vous scannez le code d’une boîte, ou vous cherchez un nom, et vous obtenez en quelques secondes ce que disent les sources officielles : à quoi sert ce médicament, quelle est son utilité réellement démontrée, ce que contient sa notice, ce que signifient les mots qu’elle emploie.
Le but n’est pas de remplacer votre médecin. C’est exactement l’inverse. Un patient qui comprend son traitement pose de meilleures questions, suit mieux ce qu’on lui prescrit, et se trouve en mesure d’en discuter. Il est aussi moins tenté de réclamer un médicament parce qu’il en a entendu parler — une pression que les praticiens connaissent bien, et qui n’aide personne.
Qui édite ToPill
Je suis un ancien biochimiste devenu développeur. ToPill est conçue, développée et financée par moi seul, sans société derrière, sans investisseur et sans lien avec l’industrie pharmaceutique.
Ce parcours ne fait pas de moi un professionnel de santé, et ToPill ne donne aucun avis médical. Il m’a simplement donné l’habitude de lire la littérature scientifique et de remonter aux sources — et c’est précisément ce que fait l’application. Elle ne juge rien par elle-même : elle va chercher ce que disent les documents officiels, les met en forme, et affiche pour chaque information son origine et sa date.
Cette indépendance a un coût : l’application avance sur mon temps disponible, et à ce rythme-là. Elle a aussi un avantage, qui est le seul qui compte ici — personne n’a intérêt à ce que vous lisiez une chose plutôt qu’une autre.
Comment c’est financé
ToPill est gratuit, et ce que l’application fait aujourd’hui le restera. Il n’y a aucune publicité, et vos données ne sont ni revendues ni partagées.
Tous les frais — serveurs, hébergement, comptes développeurs, nom de domaine — sont à ma charge. Si le projet vous est utile et que vous souhaitez le soutenir, vous pouvez faire un don. C’est entièrement facultatif, ça ne débloque rien, et ça ne change rien à ce que vous voyez dans l’application.
Mon indépendance
Je n’accepterai jamais un financement qui remettrait en cause mon indépendance : ni laboratoire pharmaceutique, ni société du secteur de la santé, aucune rémunération, aucune incitation, sous aucune forme.
C’est la seule promesse qui compte vraiment. Si quelqu’un payait, vous auriez raison de vous demander ce que cela change à ce que vous lisez. Personne ne paie.
ToPill est également une application indépendante des institutions publiques : elle n’est ni affiliée, ni approuvée, ni gérée par l’ANSM, la Haute Autorité de Santé, le ministère de la Santé ou toute autre entité gouvernementale. Ces organismes sont mes sources, pas mes partenaires. Je reprends leurs publications comme n’importe quel citoyen peut le faire, et je cite chaque information avec sa provenance.
Ce que ToPill ne fait pas
ToPill ne pose aucun diagnostic, ne recommande aucun traitement et ne donne aucun conseil médical. L’application vous montre ce que disent les sources officielles — l’interprétation revient à votre médecin ou à votre pharmacien.
ToPill ne vous dira jamais d’arrêter un traitement. Lorsque la revue indépendante Prescrire estime qu’un médicament est plus dangereux qu’utile, l’application vous le signale et cite la source, pour que vous puissiez en parler à un professionnel de santé. La décision ne m’appartient pas, et elle ne vous appartient pas seul.
Une erreur ?
Les données viennent de sources officielles, mais elles peuvent contenir des erreurs, ou être reprises avec un décalage. Si vous en repérez une, écrivez-moi à contact@topill.fr : je vérifie et je corrige.